lunedì 25 gennaio 2016

fiji, mare e monti

Piccola digressione extra-muros.
La galleria fotografica si accompagna bene a questo testo. O viceversa.

http://trovarecasaaparigi.blogspot.fr/2016/01/parigi-vista-dalle-figi.html
Posted by Trovare Casa a Parigi on Sunday, January 24, 2016

sabato 16 gennaio 2016

birdgirl


Questo pezzo è nato tra le fessure di Birdman nel Marais

In attesa di capire come andrebbero usati microfoni e registratori, consiglio di ascoltare in cuffia (così il rimbombo è un po' meno fastidioso, sia per voi che per i vicini).



(capotasto sul primo)
    1.
                                          re                                                     fa#
hai passeggiato controvento per trent'anni e qualche mese
                                              sol
con il tuo bagaglio a mano di proiettili e di rose
                                                   si-                                      fa#-
quant'è vero che hai lasciato errori stesi ad asciugare
                                                    sol
e se hai provato ad impazzire, ci hai provato con piacere
                                         re                                            la-
nonostante sappia bene quanto è finta una canzone
                                          sol
e che io sto alla tua penna come stanno le lattine
                                           si-                                 la
a un apriscatole affilato, adesso mettiti seduto
                                            sol
chiudi gli occhi, se ti pare

e preparati a tacere
                                            re
fino a quando avrò finito

    2.
quant'è vero che parlavi raramente di futuro
e se mettevi su gli occhiali, era per guardarci il cielo
ti sembrava così strano non trovarci proprio niente
che non fosse immateriale oppure troppo più distante
della punta delle dita che stringevano il monile
con cui mi hai grattata via dalla tua scratch map mentale
io ero un film senza il sonoro dato solo in due o tre posti
tu eri un pezzo dei baustelle
ma cantato un tono sopra
e con gli accenti messi giusti


    rit.
sol            la                            re                                                la-
e adesso giri in questa stanza che non è che un'astrazione
                                                      sol                         
come un trompe-l'oeil dell'anima, dal quale guardi uscire
                                         si-                                    fa#-
personaggi immaginari, marionette del passato
                                      sol
che ti dicono stai calmo, adesso mettiti seduto
                     la                   re                                       la-
adesso smetti di pensare sia una specie di partita
                                           sol
che non va per forza vinta, ma anche solo respirata
                                         si-                                     la
questa vita che rimbomba nelle voci della gente
                                       sol
allineata giù per strada

per fissarti alla finestra
                                      re       la  sol  re  la  sol
acrobatico e distante

    3.
quant'è vero che hai lasciato amori stesi ad asciugare
che a centrifugarli insieme forse stingeranno pure
come è stinto il mio sorriso, marzo del duemilanove
quando un tuo cambio d'armadio l'ha riposto in un cartone
quando un tuo discorso idiota si è affrettato a sparpagliare
naftalina ed antitarme tra l'esofago e l'addome
tu eri un film di lars von trier proiettato all'orizzonte
io ero un pezzo delle luci
ma suonato all'ukulele
e coniugabile al presente


    rit.
e adesso giri in questa stanza che non è che un'astrazione
come un trompe-l'oeil dell'anima, dal quale guardi uscire
personaggi immaginari, proiezioni del passato
che ti chiedono hai finito? non ti sembra esagerato
avere crisi dei trent'anni ad ogni cambio di stagione?
non c'è niente da stravincere, non è che una canzone
e ormai non è che un sottofondo il mormorare della gente
sulla voce di tua madre
che accarezza il davanzale
e dice chiudi, fa corrente


martedì 12 gennaio 2016

des fourmis sur le pont des arts


Felicissimo di poter postare la versione francese di un vecchio racconto.
Traduzione dall'italiano di Marianne Masi (Ma trad' à moi).


[6e arrondissement



    Les fourmis

    Chez Paul, il y a les fourmis.
    Chez Paul, si vous y regardez de plus près, il y a toujours eu les fourmis : dans le placard à biscuits, sous le lavabo, dans les petits trous entre l’armoire et le mur, dans le bac à douche, le long des pieds de la table, à l’intérieur du Nesquik : la maison de Paul a toujours été remplie de fourmis.
    Mais avant, les fourmis étaient des petites fourmis. Il les regardait et elles ne lui faisaient même pas peur, les fourmis. Parfois il lui arrivait même d’en écraser une. Comme ça. Pour que ça serve d’avertissement à toutes les autres.
    Et tous les jours, invariablement, avant de sortir, il disait :
Mes belles fourmis, pour cette fois vous vous en tirez parce que je suis pressé. Mais dès que j’aurai un moment, je vous écraserai toutes. Disons, cet été. Cet été, quand je serai en vacances, je vous jure que je vous exterminerai.

    Avant, elles étaient petites, les fourmis de la maison de Paul. Des fourmis normales. Aujourd’hui, elles se sont transformées en créatures énormes qui font peur. Certaines font même trois doigts de long. Ou même une demi-paume de main. Et une demi-paume de main de fourmi, très très moche, très très poilue, eh bien ce n’est pas de la blague. Elles ont grandi petit à petit, jour après jour.
   
Ce doit être parce qu’elles sont bien nourries, dit Paul.
   
Ce doit être parce que mon Nesquik leur fait du bien, aux fourmis, dit Paul.
    Et elles parlent, les fourmis de la maison de Paul. Oh, pas des grands discours, elles ne se lancent pas dans un spectacle de cabaret; mais elles se font comprendre. À lui, par exemple, elles l’appellent « Monsieur ».
    Au début, c’était tout un cérémonial, « Monsieur, bonjour », « Monsieur, bonsoir », « Monsieur, bonne nuit ».
    Si bien qu’il pensait :
Oh, au moins ce sont des fourmis bien éduquées, polies, respectueuses. Des fourmis de compagnie, même.
    Et puis elles ont commencé :
Monsieur, vous nous préparez des pâtes à la sauce tomate ? Monsieur, vous nous faites le café ? Monsieur, la prochaine fois que vous ferez les courses, s’il-vous-plaît, n’oubliez pas la pastèque.
    Des fourmis exigeantes, voilà ce qu’elles sont devenues ; et vous pouvez toujours leur expliquer qu’il faut mieux éviter le café parce que c’est un excitant, et que la pastèque n’est pas de saison…
    Un matin, Paul s’est réveillé et il lui manquait la moitié du petit doigt.
   
Ah non, a-t-il dit avec une pointe de rancœur, ça, ça ne va pas du tout. Je me mets en quatre pour vous et c’est comme ça que vous me remerciez ?
   
Les cornflakes pour le petit-déjeuner étaient finis, Monsieur, lui ont-elles répondu toutes en cœur.





    L'invasion

    Les fourmis de chez Paul, petit à petit, ont pris possession de l’appartement. Le frigo, la télé, le piano : tout leur appartient. Elles ont même commencé à appeler les fourmis amies des appartements voisins, et hop, les voilà qui font la fête tous les soirs. Elles sont devenues de plus en plus nombreuses et de plus en plus grosses. Et elles ont commencé à le menacer ; s’il en parle à quelqu’un, gare à lui ! Elles le réduiront en miettes et elles le mangeront tout cru.
    Une fois, l’une d’elles, toute disproportionnée et obèse, s’est présentée et lui a même remis la liste des courses.
   
Monsieur, je vous parle au nom de toutes les fourmis de cet immeuble, a-t-elle dit. Il nous faudrait : des biscuits, du miel, du chocolat, des poires et bien sûr, de la pastèque.
    Paul a regardé cette créature étrange, moche, poilue et toute disproportionnée qu’elle était, ces 250 grammes de fourmi, et il a répondu :
Mais bien sûr, Mesdames les fourmis. Donnez‑moi donc la liste, je reviens le plus vite possible.
    Mais après, dès qu’il a mis le nez dehors, il a pensé :
Tu peux toujours courir, que j’y retourne, là-dedans !
   
Ce sont peut-être des fourmis, mais elles mangent comme des sangliers et elles se multiplient comme des lapins, s’est dit Paul.
    Cependant, ensuite, il a eu une autre idée. Il est allé au supermarché et il a acheté un déguisement de fourmi et il l’a endossé. Vous l’auriez vu, habillé en fourmi : un vrai mannequin. Ah ça, quand il est rentré chez lui, personne ne l’a reconnu ! Elles l’ont pris pour une fourmi, lui aussi !
    Alors, pris au jeu, Paul a imité cette petite voix idiote qu’elles ont et il a demandé :
Mais où est donc passé notre Monsieur ? Il n’est pas encore rentré du supermarché ?
    Et une fourmi, toute naïve, a répondu :
Pas encore. Dieu sait où il est allé se fourrer. S’il ne nous rapporte pas tout ce que nous lui avons demandé, cette fois nous le réduisons en miettes et nous le mangeons pour de vrai.
   
On se le mange, le Monsieur, a répété une autre.
    Et puis, toutes en cœur :
Oui ! Et comment, qu’on se le mange.
   
Monsieur mon cul, a dit l’une d’elles, mal éduquée, en riant. Et les voilà toutes qui rient avec elle en répétant : Monsieur mon cul, Monsieur mon cul, ha, ha, ha !
    Alors peut-être que Paul a eu peur, peut-être qu’elles ont reconnu l’expression de son visage, ou peut-être son odeur...le fait est que l’une des fourmis l’a montré du doigt et a dit :
Mais c’est lui, le Monsieur, vous ne le voyez pas ? C’est lui, mais déguisé !
   
C’est vrai, c’est vrai !, ont-elles toutes commencé à répéter, de leur petite voix agaçante.
    Et elles se sont mises à le suivre, comme des créatures carnivores et possédées.
    Alors Paul s’est enfui, il est retourné en courant au supermarché et il a acheté : les biscuits, le miel, le chocolat, les poires et même une pastèque cultivée sous serre.




  

    Le Pont des Arts

    Paul ne m’adresse jamais un regard. Il garde les yeux fixés devant lui. Ce n’est pas qu’il ait le regard perdu, ce n’est pas qu’il soit absorbé dans ses pensées. Non, c’est simplement qu’il ne bouge jamais le cou et ne regarde que ce qui passe dans son champ de vision.
    Il y a une demi-heure, alors que je me promenais sur le Pont des Arts, que j’étais perdu dans mes pensées et que j’écoutais les chansons françaises, et que je regardais les groupes de jeunes gens installés sur le pont avec leur vin et leur camembert, et les amoureux avec leur salade et leur champagne, il se trouve que je suis entré, inopinément, dans le champ de vision de Paul. Il m’a hurlé quelque chose que je n’ai pas compris. Je me suis retourné, j’ai enlevé mes écouteurs et alors je l’ai vu, cet homme, qui semble vraiment avoir été extirpé d’une chanson de Brassens. À ce moment-là, d’un ton un peu plus doux, il m’a demandé si j’avais du feu. Je ne fume pas, mais j’ai toujours un briquet sur moi. Parce que j’ai appris que lorsque vous vous promenez dans Paris, il suffit que vous ayez un briquet dans la poche pour que les possibilités de faire des rencontres intéressantes se multiplient.

    Paul n’y retourne plus, chez lui. Elles se le mangeraient tout cru, elles ne plaisantent pas.    Non, un soir, il a pris son courage à deux mains, il est allé voir sa mère et il lui a tout raconté. Au début, elle l’écoutait sérieusement et elle lui disait d’essayer le talc.
    Puis, quand il lui a eu bien expliqué la situation, elle s’est mise à pleurer ; pensez donc, du talc. Elle pleurait, elle pleurait, elle pleurait tellement que Paul lui a dit : - Maman, ne t’inquiète pas, je sais que c’est une sale situation mais ne t’en fais pas : je ne retournerai plus chez moi et elles ne me mangeront pas.





    Maintenant, un couple pénètre dans le champ de vision de Paul. Il est grand, elle est blonde. Il a un sac à dos gigantesque, elle porte un petit sac à main et un cadenas. Ils s’approchent de la rambarde du pont, ils se regardent, ils attachent le cadenas au milieu d’un tas d’autres cadenas, ils comptent, un, deux, trois. À trois, ils s’embrassent et jettent la clé dans la Seine.
    Paul, enfin, presque par miracle, tourne le cou vers moi et déclare d’un ton neutre : - Ils sont dingues.
    Puis il avance sa main droite vers le col de mon polo et fait mine d’écraser quelque chose.
    - Qu’est-ce que tu fais ?, lui demandé-je.
    Il ne répond pas mais écrase quelque chose d’autre à hauteur de mon genou.
    Puis il écrase quelque chose par terre.
    - Mais combien vous êtes, putain ?, crie-t-il.
    Alors il se relève, Paul, et il commence à écraser avec son pied, par-ci, par-là, au hasard. Au hasard mais avec précision, hein, comme dans une danse de Saint-Guy savamment orchestrée. Et parfois, même, il donne des coups de pied. Et il dit l’équivalent italien de « Dégage » et il agite les bras. Il bouge frénétiquement sur le pont, qui désormais est presque bondé, et tout le monde le regarde.
    - Mais ce sont vraiment celles de chez moi !, dit-il. - Mais maintenant, ici aussi ?
    Et il saute, un peu pourchassé mais un peu pourchassant aussi, tout en continuant d’écraser et de distribuer des coups de pied et, de temps en temps, il donne une espèce de chiquenaude à quelqu’un, ou bien il époussette une épaule de sa main.
    Et il saute, et il court et il écrase.
    - Monsieur mon cul !, l’entends-je encore hurler tandis qu’il s’éloigne de l’autre côté du pont.



    Les photos de cet article ne sont pas de moi. Je les ai prises sur Internet et, entre nous, elles sont peut-être même protégées par copyright.
    C’est que moi, j’y suis retourné, l’autre jour, sur le Pont des Arts, avec mon bel appareil photo, mais une surprise m’y attendait : ils étaient en train de tout démonter. Il semble que la Mairie de Paris, il y a tout juste quelques semaines, ait décidé d’enlever les cadenas car leur poids était trop élevé et mettait en danger la stabilité du pont.
    Paul n’était pas là non plus.



[qui la versione in italiano]
[qui la versione audio]
 

venerdì 1 gennaio 2016

parigi vista dalle figi

    Sì: ci sono le spiagge di sabbia bianchissima e finissima, il mare bluissimo, le noci di cocco rotondissime e un mucchio di altre cose da isola che non si riesce a scrivere senza abbracciarle a un superlativo assoluto. Inoltre, se fate snorkeling (e qualche mezzora sott'acqua ce l'ho passata) vedete pesci a strisce bianconere e coralli come quelli di Superquark, e se fate immersioni (ma io non ne faccio) immagino vediate cose ancora più mirabolanti.
    Ecco, adesso possiamo incominciare.




    una mattina

    La prima cosa che imparo, delle Figi, è che la domenica mattina è tutto chiuso tranne le chiese. Me ne accorgo dopo aver girato a caso per un po', senza aver trovato un negozio né un bar aperto, e avendo visto quasi nessuno in strada. In compenso, di chiese ce ne sono quante ne vuoi, e di varie religioni. Decido di entrare in una, anche solo per avere un'idea. Fa cultura, mi dico. E decido di cercarne una cattolica. Non per un motivo particolare, ma diciamo che quando entro in una chiesa, specie se sto dall'altra parte del mondo, ho sempre paura di sbagliare qualcosa, di urtare sensibilità, e allora mi convinco che se non altro in una chiesa cattolica ho qualche possibilità in più di indovinare come muovermi.
    Cerco una chiesa cattolica, chiedo a una vecchina che incrocio per strada.
    La prima a destra e poi sempre dritto, risponde la vecchina, ma solo dopo dieci minuti in cui gli ho raccontato chi sono e da dove vengo e soprattutto mi ha raccontato chi è e che è cattolica anche lei.
    Distante?
    Ma no. Sarà una mezz'ora...
    Mica poco, mi dico. Ringrazio e mi incammino.
    Così, la seconda cosa che imparo, delle Figi, è che la gente risponde a caso. Non lo fa per cattiveria o svogliatezza. Credo lo faccia, innanzitutto, perché qualcuno deve avergli messo in testa che non rispondere è maleducazione. Quindi, nel caso in cui non sappiano la risposta, i figiani inventano. E poi credo lo facciano perché sono sempre con la testa da un'altra parte, completamente apragmatici. Imprecisi, approssimativi. Non danno ai numeri il valore che gli diamo noi. Soprattutto, non danno al tempo il valore che gli diamo noi. Per dire, cinque minuti possono tranquillamente essere arrotondati a una mezz'ora.
    Insomma, mi incammino seguendo le indicazioni della vecchia e dopo cinque minuti sono in chiesa. La messa è quasi finita, ma faccio in tempo a gustarmi un coretto gospel tropicale, con tanto di accompagnamento di chitarre. E soprattutto, faccio in tempo a stupirmi del fatto che a fine messa apparecchino una lunga tavolata in fondo alla chiesa e si faccia colazione sociale con tè, frutta e pasticcini. Io mi siedo e approfitto.



    un'altra mattina

    Le Figi sono un posto lontano e diverso, dove di notte c'è sole e al mattino fa buio. È per questo motivo che il mio racconto è un racconto di mattine: un racconto col jet lag.
    Sono da tre giorni in un villaggio all'interno dell'isola più grande, ospite di una famiglia in cui l'uomo di casa somiglia a Diego Abatantuono nelle sue interpretazioni più selvagge. È successo che a un certo punto mi sono sentito un po' stufo di oceano isolotti e turisti. Così ho pensato di avventurarmi all'interno e ho scelto un villaggio di venti capanne, senza elettricità, coi tetti di bambù e le galline per strada, perso dentro un parco naturale. Gli autobus non ci arrivano: dalla città più vicina mi ha accompagnato qui un tassista abusivo. Sono arrivato portando in dono un chilo di radici di kava, una pianta della famiglia del pepe che si macina per farne una bevanda del colore e sapore dell'acqua sporca, che però ti rilassa e addormenta la lingua.
    Faccio colazione con pancake bruciacchiati e cassava, la loro patata dolce che mettono dappertutto. Poi mi lancio in un hiking incosciente dentro la foresta. Non è pericoloso, mi hanno assicurato, e in effetti non mi sembra di incrociare animali troppo velenosi. Dalla vetta c'è un panorama che mescola isole e foreste, mare e monti. Cose da fotomontaggio scriteriato. Torno in tempo per pranzo (verdure cotte, riso e l'immancabile cassava) e subito dopo chiedo a Diego Abatantuono se può chiamarmi il tassista con cui sono d'accordo perché mi riporti in città.
    In attesa che il tassista arrivi, vado a giocare a rugby coi ragazzini del villaggio. Cioè, loro giocano e io faccio foto. La palla è una bottiglia di plastica. C'è sole e fa caldo. Nelle capanne vicine, uomini e donne riposano; devono avere un loro concetto di siesta post-pranzo. Intorno, pascolano due cavalli e tante galline.
    Abatantuono torna dopo un paio d'ore e lo vedo che scuote la testa in maniera solenne. Del resto, lui fa tutto in maniera solenne. Il tassista ha telefonato e non riesce a venire, dice. C'è un albero in mezzo alla strada che blocca il passaggio. Ha chiamato in città perché vadano a spostare l'albero, dice. Bisogna aspettare.
    Io sono stanco e accaldato e la storia sembra un po' troppo da film. Detto tra noi, mi viene il sospetto che Abatantuono se la sia inventata per farmi restare una notte in più. Nel frattempo, si è raccolta intorno a noi una buona parte della popolazione del villaggio. Si parla di questo albero, di cosa si può fare, di chi eventualmente chiamare. Quanto ci vuole a piedi fino alla città?, chiedo. Gli uomini si guardano. Sarà una mezz'ora, risponde - giuro - una donna. Ci ho messo un'ora in macchina, è chiaramente impossibile. No, di più, mi conferma Abatantuono. Visto che sembra una partita a poker, decido di bluffare. Beh, vado a piedi, dico io; ho l'aereo stasera, non posso proprio rimanere qui. Spero che così dicendo qualcosa si smuova. Gli uomini si guardano. Un'altra donna dice Ma no, con quello zainone... E però non si smuove nulla. Ho l'impressione che se fosse per loro, potremmo rimanere immobili per giorni: io, loro, l'albero in mezzo alla strada. Ci salutiamo e, niente, mi lasciano partire.
    Mi metto in marcia, sole cocente e zainone in spalla, e dopo l'escursione della mattina non è esattamente la cosa al mondo che abbia più voglia di fare. Non c'è ovviamente nessuno, per strada. A farmi compagnia, solo le insegne di legno con le indicazioni dei chilometri; una ogni chilometro, credo. Dopo un'ora e mezza - ebbene, sì - vedo un tronco d'albero in mezzo alla strada. Che la blocca completamente. La terza cosa che imparo, delle Figi, è che i figiani non bluffano.
    Subito dopo il tronco - ebbene, sì - c'è il tassista parcheggiato che aspetta, evidentemente ormai da ore. Non so esattamente cosa. Forse me, forse il soccorso stradale, forse semplicemente che faccia buio.




    l'ultima mattina

    L'ultima mattina, la passo con Faith, che è una ragazza finalmente figiana, conosciuta su Tinder.
    ciao belle foto.
    grazie.
    finalmente ti ho trovata!

    ci conosciamo?
    no ma ti cercavo da un sacco di tempo.
    hahahha... lo scrivi a tutte?
    ma no. cioè, ciao belle foto sì... ma il resto no.

    Lei pomeriggio e sera è impegnata, io riparto il giorno dopo: non ci resta che un rapido brunch. Siamo a Suva, la capitale, e il locale l'ha scelto lei. Si chiama The Republic of Cappuccino, e io, scettico e italiano come sono, avrei sinceramente preferito qualcos'altro. Però devo ammettere che bevo qui il miglior espresso di tutto l'arcipelago.
    Ma Faith è il tuo vero nome?
    Never mind.
    Faith è grassottella (mi ha autorizzato a scriverlo) ma ha un bel viso (non le ho chiesto il permesso ma lo scrivo). E ha un tatuaggio sotto la spalla sinistra, che ne condiziona i movimenti e le torsioni, mi dice, a seconda del fatto che voglia o meno mostrarlo.
    E con me? Vuoi mostrarlo o no?
    Boh... Quando ho un appuntamento con un uomo, di solito cerco di mostrarlo. Ma il nostro, non ho capito bene cosa sia.
    La conversazione ha i pregi e i difetti di una conversazione di un paio d'ore con una persona che probabilmente, dopo quelle due ore, non vedrai più nella vita. In questo senso, è la conclusione appropriata di un viaggio in cui hai vissuto tutto con la più o meno marcata consapevolezza che le cose che stai vedendo, probabilmente, non le rivedrai mai più.
    Certo che qui piove ogni giorno; almeno un quarto d'ora di pioggia non te lo toglie nessuno, dico per rompere il ghiaccio.
    Sì, e invece al nord non vedono acqua da mesi.
    È incredibile tanta differenza in un'isola così piccola.
    È una conversazione che parte, inevitabilmente, dai luoghi comuni locali, che lei sa e io ho imparato.
    Anche tu giochi a rugby?, chiedo.
    Ahah, no, io no. Mio fratello gioca. Qui un po' tutti.
    Ma invece a Ba e dintorni si gioca a calcio.
    Vero. Quante ne sai...
    Eh, sì, lunghe conversazioni coi tassisti...
    Faith sembra più rapida e reattiva della maggior parte dei figiani con cui ho interagito.
    Forse perché lavoro in albergo, e perché sono stata fuori, dice; anche in Europa, per un anno.
    Ma dai. Dove?
    Berlino. E Parigi.
    Nooo... Io ci vivo, a Parigi.
    Viene fuori che lei ci ha lavorato per sei mesi e ci ha lasciato la testa e il cuore, si lascia sfuggire con aria sognante. Se mi dici dove, quando torno te li cerco, rispondo. Lei ride. Ride anche troppo. Forse ho pescato per puro caso una battuta che funziona meglio secondo i canoni dell'umorismo figiano che secondo quelli occidentali, va' a sapere.
    Le racconto dei posti che ho visto e delle cose che ho fatto in queste tre settimane sull'isola.
    Poi mi faccio raccontare del suo lavoro, della sua famiglia, delle sue amiche. Ha uno dei migliori inglesi che abbia ascoltato alle Figi. Ma le sue frasi sono dense, annodate di tensione, sembrano venir fuori schiaffeggiate: il prodotto di un combattimento interiore, ipotizzo, tra un orgoglio un po' selvatico e un'innascondibile insoddisfazione.
    In molti usano Tinder qui?
    Macché, becco solo turisti. Però meglio così.
    Il brunch è semplice ma buono. Qualche insalata mista, bocconcini di pollo, muffin. Non le chiedo quanto tempo abbiamo ancora. Più o meno una mezz'ora, mi rispondo da solo.
    Mi piacerebbe andare a vivere altrove, dice.
    L'avevo capito.
    Voglio dire, per carità, qui è il paradiso...
    Capisco perfettamente.
    Fuori piove. Faith scherza che soltanto gli inglesi potevano inventarsi una capitale nell'area più piovosa dell'isola. Rido. Sorride. Al momento di salutarci, uno di noi due chiede Ma che facciamo, ce lo diamo un bacio finale takeaway? E l'altro di noi due risponde Ma no, non ha senso.
    Faith fa ciao con la mano e gira l'angolo. Nel farlo mostra evidentemente il tatuaggio sotto la spalla. Io vado dall'altra parte, guardo l'orologio e calcolo che voi state dormendo o facendo l'amore.


    È già passato quasi un mese. Nel frattempo, ho controllato e, se è vero che la terra è rotonda, come hanno sostenuto con forza Copernico e soprattutto il Risiko, allora è difficile trovare due punti del globo più distanti di quanto lo sono Parigi e le Figi.
    Con Faith, continuiamo a sentirci in chat, ogni tanto. Ci siamo raccontati la mezza giornata dopo esserci salutati, ci siamo lamentati delle feste natalizie troppo brevi, ci siamo augurati un felice anno nuovo. Uno di noi due pensa che questo scambio di messaggi non abbia alcun senso. L'altro di noi due continua a dirsi che alla fine un bacio non costava niente e ci sarebbe stato bene.



    epilogo

    Comprare un quotidiano locale.
    Comprare un giornale di annunci e vedere quanto costa un affitto, quanto costa una macchina, che lavoro si può sperare di trovare.
    Salire su un autobus senza finestrini. Accorgersi che a bordo c'è musica disco a palla. Accorgersi di essere l'unico bianco.
    Salire su un autobus che sembra pubblico e scoprire che invece è una comitiva di evangelici metodisti in gita. Lasciarsi comunque riaccompagnare in città.
    Comprare una scheda sim, anche solo per capire se aveva senso farlo.
    Entrare da un barbiere e tagliare i capelli.
    Ma anche perdersi nel mercato e scoprire che le banane le vendono solo a caschi interi. Comprare radici di kava. Non comprare cassava.
    Bere l'acqua del rubinetto almeno nelle città in cui dicono che si può farlo. Fidarsi è bene. Non fidarsi è meglio, ma è noioso.
    Mangiare dai venditori di strada.
    Mangiare pollo fritto.
    Mangiare solo nei posti non segnalati dalla Lonely Planet.
    Mangiare nel McDonald's e concludere che persino il McDonald's non è proprio uguale uguale al nostro.
    Chiedere indicazioni anche se si sa benissimo dove andare. O invece prendere a camminare a caso, e smettere solo quando si è proprio sicuri di essersi persi.
    Ma anche noleggiare una bici. O provare a farlo e accorgersi che non c'è modo di farlo.
    Fare conversazione coi tassisti per imparare i luoghi comuni locali.
    Chiedere alle persone se hanno mai visto l'Europa, o anche solo l'Australia; se sono ricche, se sono stanche, se sono felici.
    A dirlo in una frase, e secondo una definizione che sono andato affinando nel corso degli anni, per me viaggiare è, in mezzo a un mucchio di altre cose ma prima di tutte le altre cose, andare in un posto e immaginare come sarebbe viverci. Da un punto di vista strettamente teorico, la prima condizione (andarci, nel posto) non è neppure indispensabile. Però è utile, decisamente utile. E di solito, divertente.