questo non è un blog su come trovare casa a parigi, ma magari così qualcuno ci finisce sopra per sbaglio
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giovedì 26 ottobre 2017
giovedì 5 ottobre 2017
pont des arts [testo]
capelli lisci biondo sole
non li scioglieva quasi mai
come del resto quei silenzi pronunciati male
dai quattro anni in poi
c'erano pittori musicisti scribacchini
come usava ancora qualche tempo fa
scandivano una nenia i passi dei bambini
a ritmo sopra pont des arts
anagrammi e frasi a sensazione
lui le buttò lì due o tre je t'aime
resta un po' di vino qualche fiore
sopra il pavimento di azobè
dove sedevano a contare i bateaux mouches
sulla senna gatti e topi di città
non credo fosse amore ma ci sapeva stare
in posa sopra pont des arts
capelli lisci biondo rame
pettinati quasi come i suoi
è una canzone circolare
finisce e inizia quando vuoi
lei che la teneva per la mano non parlava
ma puntava con fermezza la rive droite
chiedeva tempo al tempo mischiava vento e pianto
quando passava pont des arts
specchia nella tazza gli occhi rossi
gira il cucchiaino lui non c'è
dentro ogni canzone in versi tronchi
prima o poi qualcuno fa un caffè
prima o poi qualcuno dice scusa è stato bello
ma per me non ha più senso stare qua
faceva un caldo cane ronzavano zanzare
persino sopra pont des arts
non dico fosse amore ma era venuta bene
la foto sopra pont des arts
mi fanno strani effetti le emme sui lucchetti
incatenati a pont des arts
non li scioglieva quasi mai
come del resto quei silenzi pronunciati male
dai quattro anni in poi
c'erano pittori musicisti scribacchini
come usava ancora qualche tempo fa
scandivano una nenia i passi dei bambini
a ritmo sopra pont des arts
anagrammi e frasi a sensazione
lui le buttò lì due o tre je t'aime
resta un po' di vino qualche fiore
sopra il pavimento di azobè
dove sedevano a contare i bateaux mouches
sulla senna gatti e topi di città
non credo fosse amore ma ci sapeva stare
in posa sopra pont des arts
capelli lisci biondo rame
pettinati quasi come i suoi
è una canzone circolare
finisce e inizia quando vuoi
lei che la teneva per la mano non parlava
ma puntava con fermezza la rive droite
chiedeva tempo al tempo mischiava vento e pianto
quando passava pont des arts
specchia nella tazza gli occhi rossi
gira il cucchiaino lui non c'è
dentro ogni canzone in versi tronchi
prima o poi qualcuno fa un caffè
prima o poi qualcuno dice scusa è stato bello
ma per me non ha più senso stare qua
faceva un caldo cane ronzavano zanzare
persino sopra pont des arts
non dico fosse amore ma era venuta bene
la foto sopra pont des arts
mi fanno strani effetti le emme sui lucchetti
incatenati a pont des arts
[qui la versione audio]
sabato 9 luglio 2016
formiche senza pont des arts
[audio]
Ancora formiche.
Una versione in prima persona, senza Pont des Arts e con un finale alternativo, registrata in preparazione del Festival Magari.
martedì 12 gennaio 2016
des fourmis sur le pont des arts
Felicissimo di poter postare la versione francese di un vecchio racconto.
Traduzione dall'italiano di Marianne Masi (Ma trad' à moi).
Traduzione dall'italiano di Marianne Masi (Ma trad' à moi).
[6e arrondissement]
Les fourmis
Chez Paul, il y a les fourmis.
Chez Paul, si vous y regardez de plus près, il y a toujours eu les fourmis : dans le placard à biscuits, sous le lavabo, dans les petits trous entre l’armoire et le mur, dans le bac à douche, le long des pieds de la table, à l’intérieur du Nesquik : la maison de Paul a toujours été remplie de fourmis.
Mais avant, les fourmis étaient des petites fourmis. Il les regardait et elles ne lui faisaient même pas peur, les fourmis. Parfois il lui arrivait même d’en écraser une. Comme ça. Pour que ça serve d’avertissement à toutes les autres.
Et tous les jours, invariablement, avant de sortir, il disait : – Mes belles fourmis, pour cette fois vous vous en tirez parce que je suis pressé. Mais dès que j’aurai un moment, je vous écraserai toutes. Disons, cet été. Cet été, quand je serai en vacances, je vous jure que je vous exterminerai.
Avant, elles étaient petites, les fourmis de la maison de Paul. Des fourmis normales. Aujourd’hui, elles se sont transformées en créatures énormes qui font peur. Certaines font même trois doigts de long. Ou même une demi-paume de main. Et une demi-paume de main de fourmi, très très moche, très très poilue, eh bien ce n’est pas de la blague. Elles ont grandi petit à petit, jour après jour.
– Ce doit être parce qu’elles sont bien nourries, dit Paul.
– Ce doit être parce que mon Nesquik leur fait du bien, aux fourmis, dit Paul.
Et elles parlent, les fourmis de la maison de Paul. Oh, pas des grands discours, elles ne se lancent pas dans un spectacle de cabaret; mais elles se font comprendre. À lui, par exemple, elles l’appellent « Monsieur ».
Au début, c’était tout un cérémonial, « Monsieur, bonjour », « Monsieur, bonsoir », « Monsieur, bonne nuit ».
Si bien qu’il pensait : – Oh, au moins ce sont des fourmis bien éduquées, polies, respectueuses. Des fourmis de compagnie, même.
Et puis elles ont commencé : – Monsieur, vous nous préparez des pâtes à la sauce tomate ? Monsieur, vous nous faites le café ? Monsieur, la prochaine fois que vous ferez les courses, s’il-vous-plaît, n’oubliez pas la pastèque.
Des fourmis exigeantes, voilà ce qu’elles sont devenues ; et vous pouvez toujours leur expliquer qu’il faut mieux éviter le café parce que c’est un excitant, et que la pastèque n’est pas de saison…
Un matin, Paul s’est réveillé et il lui manquait la moitié du petit doigt.
– Ah non, a-t-il dit avec une pointe de rancœur, ça, ça ne va pas du tout. Je me mets en quatre pour vous et c’est comme ça que vous me remerciez ?
– Les cornflakes pour le petit-déjeuner étaient finis, Monsieur, lui ont-elles répondu toutes en cœur.
L'invasion
Les fourmis de chez Paul, petit à petit, ont pris possession de l’appartement. Le frigo, la télé, le piano : tout leur appartient. Elles ont même commencé à appeler les fourmis amies des appartements voisins, et hop, les voilà qui font la fête tous les soirs. Elles sont devenues de plus en plus nombreuses et de plus en plus grosses. Et elles ont commencé à le menacer ; s’il en parle à quelqu’un, gare à lui ! Elles le réduiront en miettes et elles le mangeront tout cru.
Une fois, l’une d’elles, toute disproportionnée et obèse, s’est présentée et lui a même remis la liste des courses.
– Monsieur, je vous parle au nom de toutes les fourmis de cet immeuble, a-t-elle dit. Il nous faudrait : des biscuits, du miel, du chocolat, des poires et bien sûr, de la pastèque.
Paul a regardé cette créature étrange, moche, poilue et toute disproportionnée qu’elle était, ces 250 grammes de fourmi, et il a répondu : – Mais bien sûr, Mesdames les fourmis. Donnez‑moi donc la liste, je reviens le plus vite possible.
Mais après, dès qu’il a mis le nez dehors, il a pensé : – Tu peux toujours courir, que j’y retourne, là-dedans !
– Ce sont peut-être des fourmis, mais elles mangent comme des sangliers et elles se multiplient comme des lapins, s’est dit Paul.
Cependant, ensuite, il a eu une autre idée. Il est allé au supermarché et il a acheté un déguisement de fourmi et il l’a endossé. Vous l’auriez vu, habillé en fourmi : un vrai mannequin. Ah ça, quand il est rentré chez lui, personne ne l’a reconnu ! Elles l’ont pris pour une fourmi, lui aussi !
Alors, pris au jeu, Paul a imité cette petite voix idiote qu’elles ont et il a demandé : – Mais où est donc passé notre Monsieur ? Il n’est pas encore rentré du supermarché ?
Et une fourmi, toute naïve, a répondu : – Pas encore. Dieu sait où il est allé se fourrer. S’il ne nous rapporte pas tout ce que nous lui avons demandé, cette fois nous le réduisons en miettes et nous le mangeons pour de vrai.
– On se le mange, le Monsieur, – a répété une autre.
Et puis, toutes en cœur : – Oui ! Et comment, qu’on se le mange.
– Monsieur mon cul, – a dit l’une d’elles, mal éduquée, en riant. Et les voilà toutes qui rient avec elle en répétant : – Monsieur mon cul, Monsieur mon cul, ha, ha, ha !
Alors peut-être que Paul a eu peur, peut-être qu’elles ont reconnu l’expression de son visage, ou peut-être son odeur...le fait est que l’une des fourmis l’a montré du doigt et a dit : – Mais c’est lui, le Monsieur, vous ne le voyez pas ? C’est lui, mais déguisé !
– C’est vrai, c’est vrai !, ont-elles toutes commencé à répéter, de leur petite voix agaçante.
Et elles se sont mises à le suivre, comme des créatures carnivores et possédées.
Alors Paul s’est enfui, il est retourné en courant au supermarché et il a acheté : les biscuits, le miel, le chocolat, les poires et même une pastèque cultivée sous serre.
Le Pont des Arts
Paul ne m’adresse jamais un regard. Il garde les yeux fixés devant lui. Ce n’est pas qu’il ait le regard perdu, ce n’est pas qu’il soit absorbé dans ses pensées. Non, c’est simplement qu’il ne bouge jamais le cou et ne regarde que ce qui passe dans son champ de vision.
Il y a une demi-heure, alors que je me promenais sur le Pont des Arts, que j’étais perdu dans mes pensées et que j’écoutais les chansons françaises, et que je regardais les groupes de jeunes gens installés sur le pont avec leur vin et leur camembert, et les amoureux avec leur salade et leur champagne, il se trouve que je suis entré, inopinément, dans le champ de vision de Paul. Il m’a hurlé quelque chose que je n’ai pas compris. Je me suis retourné, j’ai enlevé mes écouteurs et alors je l’ai vu, cet homme, qui semble vraiment avoir été extirpé d’une chanson de Brassens. À ce moment-là, d’un ton un peu plus doux, il m’a demandé si j’avais du feu. Je ne fume pas, mais j’ai toujours un briquet sur moi. Parce que j’ai appris que lorsque vous vous promenez dans Paris, il suffit que vous ayez un briquet dans la poche pour que les possibilités de faire des rencontres intéressantes se multiplient.
Paul n’y retourne plus, chez lui. Elles se le mangeraient tout cru, elles ne plaisantent pas. Non, un soir, il a pris son courage à deux mains, il est allé voir sa mère et il lui a tout raconté. Au début, elle l’écoutait sérieusement et elle lui disait d’essayer le talc.
Puis, quand il lui a eu bien expliqué la situation, elle s’est mise à pleurer ; pensez donc, du talc. Elle pleurait, elle pleurait, elle pleurait tellement que Paul lui a dit : - Maman, ne t’inquiète pas, je sais que c’est une sale situation mais ne t’en fais pas : je ne retournerai plus chez moi et elles ne me mangeront pas.
Maintenant, un couple pénètre dans le champ de vision de Paul. Il est grand, elle est blonde. Il a un sac à dos gigantesque, elle porte un petit sac à main et un cadenas. Ils s’approchent de la rambarde du pont, ils se regardent, ils attachent le cadenas au milieu d’un tas d’autres cadenas, ils comptent, un, deux, trois. À trois, ils s’embrassent et jettent la clé dans la Seine.
Paul, enfin, presque par miracle, tourne le cou vers moi et déclare d’un ton neutre : - Ils sont dingues.
Puis il avance sa main droite vers le col de mon polo et fait mine d’écraser quelque chose.
- Qu’est-ce que tu fais ?, lui demandé-je.
Il ne répond pas mais écrase quelque chose d’autre à hauteur de mon genou.
Puis il écrase quelque chose par terre.
- Mais combien vous êtes, putain ?, crie-t-il.
Alors il se relève, Paul, et il commence à écraser avec son pied, par-ci, par-là, au hasard. Au hasard mais avec précision, hein, comme dans une danse de Saint-Guy savamment orchestrée. Et parfois, même, il donne des coups de pied. Et il dit l’équivalent italien de « Dégage » et il agite les bras. Il bouge frénétiquement sur le pont, qui désormais est presque bondé, et tout le monde le regarde.
- Mais ce sont vraiment celles de chez moi !, dit-il. - Mais maintenant, ici aussi ?
Et il saute, un peu pourchassé mais un peu pourchassant aussi, tout en continuant d’écraser et de distribuer des coups de pied et, de temps en temps, il donne une espèce de chiquenaude à quelqu’un, ou bien il époussette une épaule de sa main.
Et il saute, et il court et il écrase.
- Monsieur mon cul !, l’entends-je encore hurler tandis qu’il s’éloigne de l’autre côté du pont.
Les photos de cet article ne sont pas de moi. Je les ai prises sur Internet et, entre nous, elles sont peut-être même protégées par copyright.
C’est que moi, j’y suis retourné, l’autre jour, sur le Pont des Arts, avec mon bel appareil photo, mais une surprise m’y attendait : ils étaient en train de tout démonter. Il semble que la Mairie de Paris, il y a tout juste quelques semaines, ait décidé d’enlever les cadenas car leur poids était trop élevé et mettait en danger la stabilité du pont.
Paul n’était pas là non plus.
[qui la versione in italiano]
[qui la versione audio]
giovedì 16 luglio 2015
formiche su pont des arts
[audio]
Musiche:
- Ennio Morricone: Nineteen Hundred's Madness N.2 (da La leggenda del pianista sull'oceano)
- Francesco Tricarico: Formiche (da Frescobaldo nel recinto)
Il testo lo trovate qui.
martedì 16 giugno 2015
formiche su pont des arts
Formiche
A casa di Paul, ci stanno le formiche.
A casa di Paul, se andate a vedere, le formiche ci sono state sempre: nella credenza dei biscotti, sotto il lavabo, nei buchetti tra l'armadio e la parete, dentro la doccia, lungo le gambe del tavolo, in mezzo al Nesquik: a casa di Paul, è sempre stato pieno di formiche.
Però prima le formiche erano formiche piccole. Lui le guardava e mica si metteva paura, delle formiche. Ogni tanto ne schiacciava pure qualcuna. Così. Che servisse di monito a tutte le altre.
E ogni santo giorno, prima di uscire, diceva: – Formiche belle, adesso ve la scampate perché vado di corsa. Ma appena ho un attimo di tempo libero, vi schiaccio tutte. Quest'estate, per dire. Quest'estate, quando vado in ferie, vi stermino proprio.
Prima erano piccole, le formiche di casa di Paul. Formiche normali. Adesso sono diventate certe bestie che fanno spavento. Qualcuna è lunga pure tre dita. Pure mezzo palmo. E mezzo palmo di formica, brutta brutta, pelosa pelosa, ma non è mica uno scherzo. Sono cresciute un po' per volta, giorno dopo giorno.
– Sarà che sono ben nutrite, – dice Paul.
– Sarà che il mio Nesquik gli fa bene, alle formiche, – dice Paul.
E parlano, le formiche di casa di Paul. Mica chissà che discorsi; mica che si mettono lì e fanno il cabaret: però si fanno capire. A lui, per esempio, lo chiamano "Monsieur".
All'inizio era tutto un "Monsieur, bonjour", "Monsieur, bonsoir", "Monsieur, bonne nuit".
Che lui pensava: – Oh, almeno, sono formiche a modo. Educate, rispettose. Persino di compagnia.
Poi hanno incominciato: – Monsieur, ci fa la pasta al pomodoro? Monsieur, ci fa il caffè? Monsieur, la prossima volta che fa la spesa, per favore, si ricordi l'anguria.
Formiche esigenti, son diventate; e hai voglia a spiegargli che il caffè è meglio di no perché mette agitazione, e che per l'anguria siamo fuori stagione.
Una mattina, Paul s'è svegliato e gli mancava mezzo dito mignolo.
– E no, – ha fatto lui un po' risentito. – Così non va mica. Io mi sbatto per voi e questo è il ringraziamento?
– Erano finiti i cornflakes per la colazione, Monsieur, – gli hanno risposto tutte in coro.
L'invasione
Le formiche di casa di Paul, un po' per volta, si sono impossessate dell'appartamento. Il frigo, la tv, il pianoforte: è tutto loro. Hanno iniziato pure a chiamare le formiche amiche dagli appartamenti vicini, e giù a far feste tutte le sante sere. Sono diventate sempre di più e sempre più grosse. E hanno preso a minacciarlo che se ne parla a qualcuno – guai a lui – lo fanno a pezzettini e se lo mangiano vivo.
Una volta ne è arrivata una che era tutta sproporzionata e obesa, e gli ha consegnato addirittura la lista della spesa.
– Monsieur, le parlo a nome di tutte le formiche di questo edificio, – ha detto. – Ci servirebbero: i biscotti, il miele, il cioccolato, le pere e ovviamente l'anguria.
Paul s'è guardato quest'essere strano, brutto peloso e sproporzionato com'era, questi due etti e mezzo di formica, e ha risposto: – Ma certo, signore formiche. Mi diano pure la lista, che torno al più presto.
Ma poi, appena ha messo piede fuori, ha pensato: – Col cavolo che ci torno, là dentro.
– Saranno pure formiche, ma mangiano come cinghiali e si moltiplicano come conigli, – ha pensato Paul.
E però poi, invece, gli è venuta un'altra idea. È andato al supermercato e ha comprato un vestito da formica e se l'è messo. Dovevate vederlo, vestito da formica: era un figurino. Oh, quando è tornato a casa, ma mica l'hanno riconosciuto; l'hanno scambiato per una formica pure a lui.
Allora, preso dal gioco, Paul ha imitato quella vocina idiota che hanno loro e ha chiesto: – Ma dov'è finito il nostro Monsieur? Non è ancora tornato dalla spesa?
E una formica, ingenua ingenua, ha risposto: – Ancora no. Chissà dove si è cacciato. Se non ci porta tutto quello che abbiamo chiesto, stavolta lo facciamo a pezzettini e ce lo mangiamo per davvero.
– Ce lo mangiamo, il Monsieur, – ha ribadito un'altra.
E poi, tutte in coro: – Sì! Altro che, se ce lo mangiamo.
– Monsieur del cazzo, – ha detto una, maleducata, ridendo. E giù tutte a riderle dietro e ripetere: – Monsieur del cazzo, Monsieur del cazzo, ahahah!
E allora sarà che Paul si è spaventato, avranno riconosciuto l'espressione del viso, avranno riconosciuto l'odore... fatto sta che una l'ha indicato e ha detto: – Ma è lui il Monsieur, non lo vedete? È lui mascherato!
– È vero, è vero! – hanno iniziato a ripetere tutte, con quella loro vocina fastidiosa.
E hanno preso a inseguirlo, come bestie carnivore invasate.
Allora Paul è scappato fuori, è tornato di corsa al supermercato e ha comprato: i biscotti, il miele, il cioccolato, le pere e pure un'anguria coltivata in serra.
Pont des Arts
Paul mica mi guarda mai. Tiene gli occhi fissi davanti a sé. Non è che abbia lo sguardo perso, non è che sia assorto nei suoi pensieri. No: semplicemente, lui il collo non lo muove mai, e guarda solo quello che passa nel suo raggio visivo.
Mezz'ora fa, mentre passeggiavo su Pont des Arts, che pensavo ai fatti miei e ascoltavo le canzoni francesi, e guardavo i gruppi di ragazzi apparecchiati sul ponte col vino e il camembert, e gli innamorati con l'insalata e lo champagne, è successo che sono entrato improvvisamente nel raggio visivo di Paul. Lui mi ha urlato qualche cosa che non ho capito. Mi sono girato, ho sfilato le cuffie e l'ho visto, quest'uomo qua, che sembra proprio uscito a forza da una canzone di Brassens. Allora lui, con un tono un po' più dolce, mi ha chiesto se avevo da accendere. Io non fumo, ma da accendere ce l'ho sempre. Perché ho imparato che quando giri per Parigi, se appena appena hai un accendino in tasca, le possibilità di fare incontri interessanti si moltiplicano.
Paul non ci torna più, a casa. Quelle se lo mangiano vivo, mica scherzano.
Una sera, piuttosto, si è fatto coraggio, è andato da sua madre e le ha raccontato tutto. Lei all'inizio lo stava a sentire seria e gli diceva di provare col borotalco.
Poi, quando le ha spiegato bene, ha iniziato a piangere; altro che borotalco. Piangeva, piangeva, piangeva tanto che Paul le ha detto: – Mamma, non preoccuparti, lo so che è una brutta situazione ma sta' tranquilla: io non ci torno più a casa, e loro non mi mangiano.
Adesso, nel raggio visivo di Paul, entra una coppia. Lui è alto e lei è bionda. Lui ha uno zaino grandissimo e lei ha in mano una borsetta e un lucchetto. Si avvicinano al passamano del ponte, si guardano, attaccano il lucchetto in mezzo a un mucchio di altri lucchetti, contano un-deux-trois. Al trois, si baciano e buttano la chiave nella Senna.
Paul, finalmente, e pure un po' miracolosamente, gira il collo verso di me e dice con un tono neutro: – Questi so' matti.
Poi avvicina la mano destra al collo della mia polo e fa come per schiacciare qualcosa.
– Che fai? – gli chiedo.
Lui non risponde e invece schiaccia qualcos'altro all'altezza del mio ginocchio.
Poi schiaccia qualcosa per terra.
– Ma quante cazzo siete? – grida.
Quindi si alza, Paul, e incomincia a pestare a caso di qua e di là; a caso ma con precisione, eh, come dentro un ballo di San Vito scientifico. E certe volte addirittura scalcia. E dice l'equivalente francese di "pussa via" e agita le braccia. Si muove con frenesia sul ponte, che ormai è quasi pieno di gente, e lo guardano tutti.
– Ma queste sono proprio quelle di casa mia! – dice. – Ma adesso pure qua?
E salta via, un po' inseguito e un po' pure inseguendo, sempre pestando e scalciando e ogni tanto dando una specie di buffetto col dito a qualcuno, o passando una mano a spazzolare qualche spalla.
E salta, e corre e pesta.
– Monsieur, un cazzo! – lo sento ancora che urla, mentre si allontana dall'altra parte del ponte.
Le foto di questo post non sono mie. Le ho prese su internet e, detto tra noi, potrebbero anche essere coperte da copyright.
È che io ci sono tornato, l'altro giorno, su Pont des Arts, con la mia bella macchinetta fotografica, ma ho trovato una sorpresa: stavano smantellando tutto. Pare che il Comune di Parigi, proprio qualche settimana fa, abbia deciso di rimuovere i lucchetti perché il loro peso era diventato eccessivo e metteva a rischio la stabilità del ponte.
Non c'era neanche Paul.
[qui la versione audio]
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